Auteur : GRIMPRET M. Parution: 2007, Editeur : PRESSES DE LA RENAISSANCE
Nous pensions la religion reléguée au domaine privé. Elle resurgit avec force.
Aujourd'hui, elle est au cœur du débat social, culturel et politique. Mais sur un mode totalement nouveau. Mesurer son influence en comptabilisant les pratiquants du vendredi, du samedi ou du dimanche n'a plus de sens. Il convient de trouver de nouveaux outils d'analyse. Car en vingt ans, les Français ont considérablement changé : ils ne sont plus un peuple homogène, habitué aux seules valeurs judéo-chrétiennes, bercé au son des cloches, des cocoricos et de La Marseillaise... C'est l'appartenance religieuse, l'identité confessionnelle qui sont sur le devant de la scène, nourrissant le phénomène majeur de ces dernières années : le communautarisme.
Et chaque religion se veut porteuse de revendications, sur la famille, le cadre de vie, le lien social, la culture, l'éducation... Et sur la politique.
Quel est le nouveau poids des religions dans l'arène publique ?
Pour répondre à cette question, l'auteur nous livre un ouvrage qui est à la fois une enquête documentée et un guide de l'"électeur religieux". En filigrane se profile le plus important : ce que les principales confessions présentes sur le territoire français ont à dire à notre vieille République.
L’auteur
Matthieu Grimpret, 28 ans, vit entre Paris et la Vendée. Diplômé de Sciences Po Paris, professeur d'histoire, il a étudié la philosophie et la théologie au studium de la Castille (Var) et à l'Université St Thomas dans le Minnesota (Etats-Unis).
Fondateur en l'an 2000 du premier portail catholique français, ChristiCity.com, il est notamment l'auteur de La Révolution de Dieu : jeune, catholique et heureux de l'être (Anne Carrière, 2000).
Notre avis:
Un livre incontournable pour ceux qui s'intéressent à l'influence des religions dans le domaine politique. Si il intègre la donne évangélique dans le positionnement protestant et le fait de manière positive, il n'échappe pas à des clichés (influence supposée des évangéliques américains, tant sur l'origine du protestantisme évangélique français que sur les méthodes utilisées) qui fait perdre un peu de crédit à cet ouvrage par ailleurs passionnant. |